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Lettre ouverte à François Hollande

Lettre ouverte ouverte à François Hollande

Au revoir Monsieur Hollande ! Pour sûr, je ne vous regretterai pas ! Jamais ma situation n’a été aussi précaire que depuis que vous avez pris les rênes de notre beau pays. Alors bon débarras ! Et croyez bien que ces mois qu’il vous reste à passer à l’Elysée vont me sembler une éternité !

Autour de moi, j’ai vu tellement de personnes souffrir par vous, que la simple nouvelle de votre prochain départ doit les soigner un peu. Même si, de toute façon, vous n’aviez pas d’autre alternative, puisque votre mort politique était déjà annoncée. C’est bien simple, je pense n’avoir jamais vu autant de personnes aller mal que depuis ces trois dernières années. Plus rien ne fonctionne !
Mais qu’en est-il de moi en l’occurrence ? Eh bien, c’est simple : Durant votre quinquennat j’ai vu, par exemple, mes parents entrepreneurs se faire liquider à petit feu et plier boutique. J’ai subi la réforme des rythmes scolaires, avec toutes les contraintes d’organisation que cela génère de récupérer nos petits le mercredi à 11h30, et à 15h45 tous les autres jours. Alors, je me suis également vue contrainte de payer des frais pour des temps de garde supplémentaires qui ne sont bien souvent que récréations. J’ai donc vu mes factures de garderie passer de 80€ à 300€ par an, bien que mon quotient familial n’ait fait, lui, que diminuer !
Sachez, Monsieur le futur ex-président, pour information, que j’élève mon fils seule depuis sa naissance. Là, vous me direz, vous n’y êtes pour rien, en effet ! Pour information encore, en tant que mère isolée, je n’ai jamais eu droit à une quelconque aide de l’état, puisqu’il faudrait être une assistée du système pour pouvoir y prétendre, ce qui n’est pas mon cas : je suis auto-entrepreneuse depuis bientôt 6 ans. Pendant deux ans, j’ai vu mon chiffre d’affaires prospérer, mais voilà que depuis 4 ans, il ne cesse de perdre de l’élan. Etonnant, non, comme coïncidence ? Par ailleurs, tout autour de moi n’a cessé d’augmenter ! Alors, quand en ce mois de septembre je découvre que les seules allocations auxquelles je pouvais prétendre me sont supprimées parce que mes revenus et ma configuration familiale ne me permettraient plus de prétendre à un tel loyer (tous exorbitants à Aix-en-Provence !), je ne crois pas rêver, je suis en plein cauchemar ! De toute évidence, si mes moyens le permettaient, je n’aurais pas besoin de ces allocations logement, non ?
Voilà donc 4 mois que je me bats avec une institution censée protéger les personnes en difficulté, et qui au lieu de cela me met dans une position des plus inconfortables, du jour au lendemain, suite à de nouvelles mesures prises par votre ministre de la famille. 320€ X 4 mois, voilà donc déjà 1280 € de moins dans mon budget de l’année. Avec toutes ces taxes qui viennent s’ajouter les unes aux autres : habitation, cotisation foncière des entreprises, jamais la fin d’année ne m’aura semblé aussi pesante ! Et soudainement, je me sens comme atteinte d’une véritable phobie d’administrative !

Lors de votre dernière élocution nationale, je vous ai trouvé particulièrement pitoyable ! A travers ma télévision, j’avais juste envie de vous secouer, tout en vous traitant de « pauv’ type » ! Y’a quelqu’un là-haut ? Assurément, non ! Il vous manque un petit quelque chose que vous n’aurez jamais, les cojones ! Et quand je repense à cette histoire de « sans dents », je réalise que depuis votre arrivée au pouvoir, je suis passée de la classe moyenne, à une situation de précarité perpétuelle. Alors vu l’état de notre assurance maladie, il ne tient à pas grand-chose de se retrouver rapidement sans dents ! Il y a quelques jours, alors que je m’étais stationnée à la sortie de l’école, en warning, sur une place handicapée (ce que je ne fais jamais !), mon fils me dit : « Maman, de toute façon, nous, on est un peu handicapés d’argent ! » Et, tandis que j’étais au volant et avais juste très envie de le serrer dans mes bras en lui disant : « t’inquiète pas mon chéri, Maman est forte ! On va s’en sortir ! », j’acquiesçai en lui disant : « C’est pas faux, oui, chéri… » J’avais tellement mal aux tripes !

Voilà donc ce à quoi vous m’avez réduite, Monsieur Hollande, en cette période de fin d’année. Mais je ne doute pas que, de votre côté, vous ne manquiez jamais de rien puisque vous continuerez à percevoir de belles indemnités de départ jusqu’à la fin de vos jours… Mais au fond de vous-même, sachez bien que le seul grand service que vous n’aurez jamais rendu à notre chère patrie, c’est de quitter le pas de tir ! Alors bon vent !

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